• Corine Depeyrot

Êtes-vous mûrs.es émotionnellement ? Partie 1 - La genèse de la limitation


Grandir véritablement, devenir émotionnellement mature, c'est être dans le PRÉSENT, lâcher le passé, répondre et non pas réagir à ce qui est.


S'agripper au passé devient un moyen commode de rendre responsable et de blâmer les parents, les autres et les situations de la vie pour nos problèmes et difficultés relationnelles. Nous les utilisons pour éviter d'affronter et d'être responsable de nos comportements immatures et irresponsables. Au lieu d'être attentif à ce qui est, nous réagissions à ce qui a été et sommes donc moins capables de gérer de manière appropriée ce qui est.


Nos parents n'ont sans doute pas été exemplaires et ils ont eu un impact certain sur nous. Certains de ces impacts sont loin d'être idéaux. D'autres ont pu être très pénibles et destructeurs.


Mais c'était avant, et aujourd'hui c'est MAINTENANT ! Nous devons nous demander honnêtement : "Qui est en train de recréer le problème AUJOURD'HUI ?"


Une part fondamentale du chemin de l'adolescence vers la maturité adulte est d'arrêter de blâmer les autres pour nos peines. Blâmer, c'est garder des griefs non résolus du passé. Nous avons besoin d'apprendre à nous pardonner autant qu'à pardonner aux autres, avant de prendre en charge notre vie dans le présent. Une fois l'adolescence passée, nous pouvons choisir d'être mature émotionnellement avec tout le pouvoir et la liberté que la maturité donne.


Pourquoi la vie semble une lutte ?


Les comportements de survie, tournés vers soi et fondés sur la peur sont familiers à beaucoup de gens et semblent donc "naturels".


L'intégrité et la maturité émotionnelle sont souvent beaucoup moins familiers et semblent donc relativement contre-nature. Une attention constamment tournée vers la survie crée une perception d'un monde difficile, hostile où la vie semble plus relever de la lutte que d'un joyeux événement. Cette notion est un point important du paradigme "Pas de récompense sans souffrance" (No pain, no gain) si ancré dans le consensus actuel.


Cependant vivre avec un tel paradigme limite notre pouvoir et nos possibilités. C'est une des raisons qui expliquent pourquoi beaucoup de personnes se sentent impuissants et sont régulièrement en colère, anxieux, tristes ou déprimés. C'est une des raisons principales qui expliquent pourquoi beaucoup ont recours aux drogues (légales ou non) pour engourdir la souffrance physique, mentale et/ou émotionnelle.


La genèse de la limitation


Des croyances limitantes sont à l'origine des comportements limitants. Le coeur de l'illusion, à l'origine de nos comportements limitants, est l'illusion de l'insignifiance, c'est-à-dire le sentiment de n'être pas assez bien.


L'illusion de l'insignifiance est souvent induit par une forme de trauma (physique, mental, émotionnel ou spirituel) dans lequel nous nous sentons écrasés, sans aide et donc insignifiant.


Le trauma est tout ce qui empêche d'expérimenter, de répondre et d'intégrer ce qui se passe dans le moment. Le trauma est ce qui crée des limites.


Chacun d'entre nous essaie à sa façon de compenser ce sentiment d'insignifiance. Nous développons souvent des stratégies assez complexes et sophistiquées pour gérer notre sentiment de "ne pas être assez bien". Nous créons des masques (traits de personnalité) pour nous cacher ce sentiment difficile et le cacher aux autres.


Initialement, ces stratégies étaient des mécanismes de survie qui apparaissaient pour gérer la situation et/ou pour diminuer le stress. Quand ce stress réapparaissait, nous utilisions à nouveau ce qui semblait avoir marché par le passé. En fin de compte ces stratégies devenaient inconscientes. Nous utilisons ces schémas de défense automatiques de manière conditionnée quand quelque chose ressemblant au trama initial réapparaît.


Le problème principal est que ce mécanisme automatique et inconscient empêche tout discernement sur les situations réelles, celles du présent.

Plus le stress augmente et plus le conditionnement remplace l'attention et la réaction appropriée à la réalité.


Cependant, parce que nous ne sommes pas entièrement insignifiants, ces comportements de compensation basés sur une perception erronée ne sont jamais suffisants. Ils deviennent insatiables, demandent de l'énergie, de l'attention et nous devenons de plus en plus diminués, physiquement, mentalement et émotionnellement. Ce processus de détérioration diminue notre capacité à communiquer de manière authentique et à être heureux.

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