• Corine Depeyrot

PN : 24 critères essentiels

Updated: Feb 7


fascination et relation mortifère

Je vous ai parlé des 6 critères incontournables que l'on retrouve chez les Pervers Narcissiques. Ces 24 autres critères, plus subtiles, seront peut-être sujets à questionnements sans fin pour vous, car il se peut que vous-mêmes, victime, vous en utilisiez certains occasionnellement. (Type la manipulation précisément, qui pourra s'apparenter à de la stratégie à un moment choisi par vous). Un vrai bonheur pour votre PN qui compte sur votre sens de l'empathie, votre propension à la culpabilité et à votre indulgence pour laisser le champ libre à ses abus récurrents !


N'oubliez pas : pour que ces critères soient attribués sans réserve à un PN que vous connaîtriez, il faut que ces critères soient récurrents et ne soient sujet à aucune remise en question de la part de son auteur.

1 - Il change de masque suivant ses besoins, tantôt séducteur paré de toutes les qualités, tantôt victime faible et innocente.

2 - Il a un souci scrupuleux des apparences, donnant le plus souvent l’image, valorisante pour son ego, d’une personne parfaite, image qui cache son absence d’émotion, d’amour, de sincérité et d’intérêt pour tout ce qui n’est pas lui.

3 - Il excelle à susciter, amplifier chez l'autre des peurs.

4 - Ce sont de véritables caméléons, aptes à mimer les attitudes et les paroles de son interlocuteur pour susciter chez lui l'illusion d'un accord parfait, d'une entente exceptionnelle qui ne cesse de s'approfondir.

5 - Par prudence, il divisera et cloisonnera ses relations, afin qu’on ne puisse pas recouper ses mensonges ou que ses victimes ne risquent pas de s'allier contre lui.

6 - Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé.

7 - Les narcisses cherchent à évoluer sous les feux de la rampe, à choisir des situations où d'autres pourront les admirer. Ils veulent capter l'attention de leurs semblables qu'ils considèrent, par ailleurs, comme de simples faire-valoir, victimes potentielles qu’ils n'hésiteront pas à critiquer en public, souvent insidieusement.

8 - Il aime arrêter toute discussion par quelque phrase définitive, utilisant le principe d’autorité.

9 - La grande force du pervers narcissique est l'art de l'induction (suggérer l’idée à l’autre). Il s'applique à provoquer chez l'autre des sentiments, des réactions, des actes, ou, au contraire, à les inhiber.

10 - Évitant d'exprimer à l'autre ce qu'il pense, de l'éclairer sur ses intentions, il procède par allusion, sans jamais se compromettre.

11 - Pour mieux duper, il suscite chez l'autre un intérêt pour ce qui va faire l'objet de la duperie sans jamais en parler ouvertement. Étalant connaissances, savoir, certitudes, il va pousser l'autre à vouloir en savoir plus, à convoiter l’objet en question et à exprimer son désir de se l’approprier.

12 - Il procède de la même façon s’il a l'intention a priori de refuser quelque chose.

Mais même quand les contradictions de son comportement éclatent, semant alors le doute sur sa personnalité, ses intentions ou sa sincérité, il parvient le plus souvent à rattraper ses erreurs et à restaurer la belle image de lui-même qu'il a laissée se fissurer par manque de prudence.

13 - Il affirmera alors, par exemple, qu’il a plaisanté et qu’il ne cherchait qu’à tester son interlocuteur.

14 - La plupart du temps, on lui pardonnera malgré tout, parce qu'il sait se rendre sympathique et surtout parce qu’il a toujours une explication pour justifier un comportement soudain contradictoire.

15 - Le pervers narcissique est capable de soutenir un point de vue un jour et de défendre les idées inverses le lendemain.

16 - Le pervers narcissique se complaît dans l'ambiguïté. Par ses messages paradoxaux, doubles, obscurs, il bloque la communication et place sa victime dans l'impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu'elle ne peut comprendre la situation. Elle s'épuise à trouver des solutions qui seront par définition inadaptées et rejetées par le pervers dont elle va susciter les critiques et les reproches.

17 - Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d'y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d'allusions voilées, insidieuses.

18 - À la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation. Il usera du pouvoir de la répétition et ne cessera pas de semer le doute sur l’honnêteté, sur les intentions de l’adversaire qu'il veut abattre en s'appuyant sur la tendance humaine à croire qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

19 - Lors de l’utilisation de la technique de l’induction (voir plus haut), il se présente bien volontiers comme une personne modeste, n’osant pas proposer ses solutions ou l’objet de sa duperie (l’appât- l’objet qu’il veut soumettre à la convoitise de l’autre).

20 - Comme un rusé paysan, il est capable de se faire passer pour bête et naïf, prêchant le faux pour savoir le vrai. Un très bon moyen de guerre psychologique pour tirer les vers du nez d’une personne.

21 - Le pervers narcissique n'établit pas de limites entre soi et l'autre. Il incorpore les qualités de l'autre, se les attribue pour pallier les faiblesses de sa véritable personnalité, il les dénie à leur véritable possesseur : cela fait partie intégrante de sa stratégie de la séduction perverse qui se fait en utilisant les instincts protecteurs de l'autre.

La séduction narcissique rend confus, efface les limites de ce qui est soi et de ce qui est autre.

22 - La communication perverse est au service d'une stratégie alliant l'utilisation de fausses vérités énormes ou crédibles. Elle est d'abord faite de fausses vérités. Par la suite, dans le conflit ouvert, elle fait un recours manifeste, sans honte, au mensonge le plus grossier. Quoi que l'on dise, les pervers trouvent toujours un moyen d'avoir raison, d'autant que la victime est déjà déstabilisée et n'éprouve, au contraire de son agresseur, aucun plaisir à la polémique.

Le trouble induit chez la victime est la conséquence de la confusion permanente entre la vérité et le mensonge.

Le mensonge chez les pervers narcissiques ne devient direct que lors de la phase de destruction.

C'est alors un mensonge au mépris de toute évidence. Vérité ou mensonge, cela importe peu pour les pervers : ce qui est vrai est ce qu'ils disent dans l'instant.

Ces falsifications de la vérité sont parfois très proches d'une construction délirante. Tout message qui n'est pas formulé explicitement, même s'il transparaît, ne doit pas être pris en compte par l'interlocuteur. Puisqu'il n'y a pas de trace objective, cela n'existe pas.

Le mensonge correspond simplement à un besoin d'ignorer ce qui va à l'encontre de son intérêt narcissique.

23 - Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre partenaire, consolateur.

Il peut se faire passer pour faible, pour le chien perdu sans collier, prendre la mine de chien battu, les yeux tristes, dont voudront alors justement s’occuper les femmes maternelles, dévouées, celles ayant une vocation de dame patronnesse, celles n’existant que par le dévouement à autrui, celles qui deviendront souvent leurs future victime.

24 - Lors de la phase d'emprise, la tactique du pervers narcissique est essentiellement d'inhiber la pensée critique de sa victime. Dans la phase suivante, il provoque en elle des sentiments, des actes, des réactions, par des mécanismes d'injonction ou d’induction. Si l'autre a suffisamment de défenses perverses pour jouer le jeu de la surenchère, il se met en place une lutte perverse qui ne se terminera que par la reddition du moins pervers des deux. Le pervers essaie de pousser sa victime à agir contre lui (et à la faire agir d’une façon perverse) pour ensuite la dénoncer comme « mauvaise. Ce qui importe, c'est que la victime paraisse responsable de ce qui lui arrive ». (Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », page 122)

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